Epeautre (Oberkulmer)

Les premières traces archéologiques de l’épeautre proviennent de la région au nord de la mer Noire et datent d’il y a 5’000 ans avant JC. Cependant, les découvertes les plus abondantes et documentées se situent en Europe Centrale où l’épeautre s’est largement répandu à l’âge de Bronze dans le sud de l’Allemagne, Suisse et dans le sud de l’Angleterre. Elle est une des principales céréales cultivées jusqu’au 19ème siècle, ensuite supplantée par des blés à meilleur rendement et non vêtus.
D’un point de vue agronomique, l’épeautre nécessite peu d’apports en fertilisant et est particulièrement adapté à l’agriculture biologique. Comme l’engrain et l’amidonnier, ses grains vêtus le rendent plus résistant aux maladies. Par contre, la hauteur de sa tige l’expose à la verse.
Sa teneur en gluten se rapproche de celle de blés durs mais des personnes peu tolérantes au blé disent tout de même mieux supporter l’épeautre.
Sainte Hildegarde de Bingen (12è siècle) a fait de l’épeautre un incontournable d’une alimentation saine, riche pour le corps et l’esprit : « L’épeautre est un excellent grain, de nature chaude, gros et plein de force, et plus doux que les autres grains: à celui qui le mange, il donne une chair de qualité, et fournit du sang de qualité. Il donne un esprit joyeux et met de l’allégresse dans l’esprit de l’homme. Sous quelque forme qu’on le mange, soit sous forme de pain, soit dans d’autres préparations, il est bon et agréable. »